La véritable métaphysique est Opérative sur soi

Quand vous travaillez la métaphysique, vous mobilisez votre mental, jusqu’aux limites de compétences de ce dernier, et cela vous ouvre le Plan Causal.

C’est lorsque le mental accepte sa limite (son manque d’intelligence profonde, ne lui permettant pas d’embrasser l’Unité), qu’il devient intelligent, à sa mesure. On parle alors d’un « mental purifié »…

Où peut bien s’ouvrir ce Causal ?

… Mais d’abord en vous-même, bien sûr !

L’ascèse métaphysique, ce yoga royal du front, est le travail direct de la conscience sur la conscience, sans intermédiaire.

L’Arcane est le miroir le plus pur

Tout est Miroir et tout peut servir de support à l’élévation spirituelle. Ainsi :

  • dans le karma yoga, on utilise le travail horizontal de tous les jours, comme point d’appui pour s’arracher à l’illusion en adorant la Divinité à travers les moindres gestes du quotidien, considérant que « Tout est Dieu« …
  • dans le hatha yoga, on utilise les postures et les exercices respiratoires, pour peu à peu calmer le mental et conduire l’attention vers l’Unité ;
  • dans le Bhakti yoga, on utilise l’élan mystique de l’adoration, comme dans l’hésychasme du Pèlerin Russe qui respecte l’injonction de Saint Paul de prier sans cesse.

Eh bien, dans la voie de la métaphysique proposée par Jacques Breyer, on utilise directement la Géométrie Causale, pour Réfléchir la conscience, l’Eveiller, et la Densifier.

Il n’existe pas de plus haut Miroir que l’Arcane lui-même, pour Révéler l’Arcane en Soi !

Se muscler le « Causal », par delà le « Mental »

C’est en travaillant ces fonctions subtiles de notre être, que nous nous développons réellement, occultement. Pour augmenter la conscience dans l’Esprit, il faut réfléchir, pour y apporter de la Lumière, ou plutôt y découvrir la Lumière qui y était latente.  Pas besoin de prendre des postures physiques, d’écouter sa respiration ou de faire circuler l’énergie dans le corps subtil. Bien que ces pratiques apportent de la conscience, c’est une conscience qui s’applique au complexe vital-mental, et qui ne concerne que très indirectement le Causal. Pour moi, ces pratiques servent :

  • soit à l’entretien de la vitalité (y compris dans une démarche profane de prolongement et d’amélioration de la vie corporelle (et pourquoi pas ?… mais cela n’est pas spirituel du tout ! Et ne changera rien au bilan spirituel d’une vie).
  • soit à la préparation et l’intégration de la conscience Causale jusque dans le corps physique.

De même que lorsque vous faites travailler vos muscles, ils prennent éventuellement de la masse, ou de la souplesse, ou de la nervosité (selon les objectifs recherchés et les méthodes employées), de même lorsque vous travaillez votre champ de conscience vous vous musclez intérieurement et développez votre structure psychique, cette anatomie subtile qui va bien au-delà du corps physique. En d’autres termes, en réfléchissant à l’Abstraction Dirigeante, vous sécrétez votre corps Glorieux (c’est le mot de la tradition Chrétienne qui désigne le corps de résurrection) !

Voie directe sur l’Essentiel

Ressentir vos sensations dans la plante des pieds (ou n’importe quelle partie du corps physique) comme les voies corporelles y invitent très intelligemment, ne développera pas de conscience métaphysique en soi. Après tout un week-end d’exercices respiratoires en mouvements, ou de méditation silencieuse, vous n’aurez pas pris conscience d’une once de métaphysique. (Et inversement, après une longue séance de réflexion, vous n’aurez pas fait circuler l’énergie vitale dans votre corps physique)

La méditation sur la Géométrie métaphysique est certainement la Voie la plus directe et la plus simple, pour prendre conscience du Plan Causal en soi. Pas la plus facile, et encore moins la meilleure pour tous (beaucoup ne sont pas faits pour cela, du moins pas encore). Mais elle est sans doute la Voie ultime. On retrouve d’ailleurs cette voie sèche, ou directe, ou abrupte, dans toutes les traditions ésotériques profondes, derrière les folklores des religions qui en découlent.

  • Les voies humides remontent de bas en haut. C’est indirect, et long. Démarche symboliquement « horizontale », puisqu’elle s’adresse aux parties basses de l’être (symboliquement horizontales : corps physique, corps énergétique, corps mental)
  • La voie sèche descend de haut en bas. Elle est directe et donc plus brève. La démarche est verticale, puisqu’elle concerne la partie verticale de l’être.

La contre-initiation : transformer l’or en plomb !

De même qu’on peut réduire le sublime yoga à une vulgaire gymnastique exotique si on lui rogne ses ailes spirituelles, ne considérant que ses implications physiologiques ou énergétiques de premier degré, on peut également travailler la métaphysique d’une manière seulement intellectuelle, comme si on était à l’université en train de faire un travail scolaire. Dans ce cas, ce travail n’a plus rien de spirituel. Il devient exclusivement mental. C’est stérile, et misérable, puisqu’il transforme l’or Causal en plomb Mental !

Jacques Breyer explique bien qu’il faut travailler avec le coeur vibrant. Luis Ansa, pour son compte, incite à se comporter en amoureux de l’épice de la vie, envisageant la Voie initiatique avec « passion », comme en amour. L’intellectualisme n’a donc pas ses entrées au firmament, et reste au niveau de ses correspondances naturelles, au ras des pâquerettes mentales.

Vous êtes Dieu (« So-ham »…)

Comprenez que vous ne travaillez pas des questions extérieures, car l’Abstrait Principiel : c’est vous-même. Quand vous vous interrogez sur Dieu, vous vous interrogez sur vous-même en fait. Et ce sont les parties subtiles de votre propre constitution ésotérique que vous mettez en lumière, lorsque vous découvrez les rouages de l’Arcane.

Ne tombez pas dans le piège intellectuel de considérer le Principiel comme une chose extérieure à vous :

  • Vous êtes Dieu (Que seriez-vous, hors de Lui, puisqu’Il est Tout), depuis le Non Manifeste, jusqu’à la plus infime des cellules de Sa Création – Voir à ce sujet notre article sur « Ellam onru« 
  • Et Dieu qui est partout, est en vous, depuis le centre de votre être jusqu’au moindre geste de votre périphérie. Très loin, même aux confins de vos illusions d’être séparé, c’est encore Lui qui vit et s’exprime, depuis toujours et à jamais !

La bonne posture découle de la vue directe

Voyons cela clairement, nous gagnerons du temps, en abordant le Sentier dans la bonne attitude, dans la bonne « posture »…

Continuez, s’il vous plaît, à travailler les textes du chapitre II de Terre Oméga, avec ces perspectives, en étant attentif à vos sensations, et vous saisirez bientôt la différence très nette entre la concentration mentale horizontale, et la conscience directe qui s’ouvre au-delà du mental (que ce dernier soit à ce moment-là actif mais concentré, ou carrément immobile d’ailleurs). Cet état furtif d’intelligence Causale n’a rien à voir avec les flashs de voyance d’un médium, c’est plutôt de l’intelligence pure, de la conscience directe, à laquelle n’accède que ceux qui travaillent avec le Frontal.

Goûtez à l’expérience directe en vous-même.

Goûtez en vous-même, à la saveur spécifique de cette manière de « voir » sans effort et sans mots, quand le mental bien chaud, abdique cependant, car de stupide et arrogant qu’il était, il devient alors humble et lucide de ses limites. C’est là sa seule véritable intelligence, quand il se voit lui-même.

Dès lors, une compréhension s’affirme, comme une évidence, et le mental est même capable de la mettre en mots (imparfaitement évidemment) tandis qu’il était incapable précédemment, ne serait-ce que de l’entrevoir… C’est une expérience saisissante à faire, dès les débuts de vos méditations sur la métaphysique, vous verrez.