Conclusion : Notre mental est exactement comme ce chien.
Une autre parabole appliquée à la méditation ?

Une autre parabole de l’Évangile s’applique parfaitement à la dynamique de la méditation et de la non-dualité : la parabole du Bon Grain et de l’Ivraie (Matthieu 13, 24-30).
Dans cette histoire, un homme a semé du bon grain dans son champ, mais pendant qu’il dormait, son ennemi est venu semer de la mauvaise herbe (l’ivraie) au milieu du blé. Quand les plantes poussent, les serviteurs veulent aussitôt arracher l’ivraie. Mais le maître répond : « Non, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson. »
L’application pratique à la méditation :
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Le champ, c’est l’esprit : Le bon grain représente la présence, le calme et le silence intérieur. L’ivraie représente les pensées parasites, les agitations, les émotions inconfortables ou les vieux schémas mentaux.
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Le piège des serviteurs (l’erreur de l’ego) : Quand on s’assoit pour méditer et qu’on réalise que le mental est agité, le premier réflexe de l’ego est de vouloir « chasser » ou « arracher » les mauvaises pensées par la force. On entre alors en lutte contre soi-même. Cette résistance crée de la tension et ne fait que renforcer l’agitation (on déracine le blé).
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La posture du Maître (l’esprit de la Non-Dualité) : Le maître demande de « laisser pousser ensemble ». En méditation, c’est l’art du laisser-être. On n’essaie pas de détruire les pensées, on choisit simplement de ne pas s’en occuper. On accueille le blé et l’ivraie dans le même espace de conscience, sans jugement.
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La moisson automatique : En restant le témoin silencieux, sans nourrir l’ivraie par notre attention ou notre colère, les pensées finissent par se dissoudre d’elles-mêmes à la fin du cycle (la moisson). La conscience profonde sépare naturellement le vrai du faux, sans aucun effort de volonté.