Le développement de la conscience est une chose tellement simple, que tout le monde peut dorénavant y accéder.
C’est probablement déjà le cas pour vous, puisque vous lisez cet article, même si vous ne vous en rendez peut-être pas encore compte. Alors vous faites peut-être des tas de trucs pour le développement de la conscience de soi, et/ou vous distraire (du yoga, de la méditation, des stages, vous lisez des livres, vous regardez des vidéos), tandis que la première chose à faire, c’est justement ne faire : rien.
Juste le temps que se dégage l’opportunité de constater ce que je vous raconte là, et qui se distille dans le quotidien, tandis que vous reprenez vos activités. Des choses sont alors faites. Mais pas spécialement pour le développement de la conscience, juste parce que c’est bon d’être en vie.
- Quand vous avez faim, vous mangez.
- Quand le corps a besoin de bouger, il y a mouvement.
- C’est tout.
- Quand si la situation offre des contraintes, alors la contrainte (qui empêche de manger, ou de bouger, ou de quoi que ce soit d’autre) est expérimentée.
- Des actions sont mises en oeuvre pour arranger la situation et la rendre plus auspicieuse.
- Et voila…
La fin des problèmes
Mais tout cela se passe, en quelque sorte sans problème : les problèmes n’en sont plus. Ce sont des choses à vivre. Les contrariétés et les frustrations font toujours partie de l’expérience ordinaire, mais elles sont accueillies depuis un espace plus vaste qu’elles, qui n’est pas affecté par elles.
Donc, on traverse les situations, sans être déstabilisé, même quand le corps souffre et qu’on est cloué au lit dans un hôpital. Certes la douleur n’est pas agréable, mais elle ne nous entame pas…Le développement de la conscience
Méditer serait la clé ?
Si on en croit les tenants de la non-dualité, méditer sans intention semble être la clé ultime de la méditation. Réfléchissons ensemble, librement (sans intention oserais-je dire ?), depuis l’expérience directe que chacun peut explorer pour soi-même.
Il semble qu’il y a deux aspects de soi :
- le sujet de toute expérience, celui qui est conscient et témoin de ce qui survient dans le champs de la conscience
- la personnalité, qu’on appelle généralement le “moi” ou l’ego, pour lequel nous nous prenons la plupart du temps
L’assise silencieuse
Quand, par exemple, on se dit “tiens si j’allais méditer un peu ?”, quand on ressent l’envie de s’asseoir un certain temps, dans une posture de détente alerte, une assise silencieuse (comme le zazen des japonais par exemple), il y a bien une intention. C’est l’intention de l’ego qui s’apprête à méditer. Donc depuis la perspective dualiste de l’ego, méditer sans intention, est un non-sens, une chose absurde. En effet, si on fait quelque chose, c’est toujours dans une intention, avec un objectif.
Développement de la conscience et non intention
Cette intention peut d’ailleurs prendre des formes diverses :
- d’abord l’intention d’être présent,
- celle d’ouvrir l’attention et la disponibilité à la Présence,
- ou bien d’éprouver du bien-être,
- ou encore d’écouter, observer, etc…
Voir même si on va plus loin dans l’intention de l’ego, il y a un autre niveau sous-jacent, moins “spirituel” et plus utilitaire :
- d’abord l’intention de “me” développer,
- souvent l’intention de me calmer, de me recentrer,
- parfois l’intention de respecter mes engagements, de tenir ma discipline, de construire ma trajectoire de méditant, et autres perspectives farfelues dont est souvent capable l’ego qui “fait de la spiritualité” 🙂
… autant d’intentions de l’ego. C’est toujours des aventures de l’ego dont il s’agit (comme des aventures de Tintin) : l”ego va fair elles courses, l’ego se lève de bonne humeur, l’ego fait de la spiritualité…
L’ego qui médite…
En effet, ce “je” qui a une intention, c’est l’ego.
C’est le personnage pour lequel on se prend la plupart du temps. Celui-là ne peut pas méditer, et encore moins méditer sans intention (ce qui est presque un pléonasme, en fait), car la méditation n’est pas un “faire”. Méditer est autant un état qu’un processus, mais ce n’est pas une action que l’ego peut décider, déclencher, réaliser. Il se trouve que celui qui médite, ce n’est pas l’ego, c’est l’autre aspect de soi… Celui qui médite, c”est le processus et l’état que je suis tout à la fois, la conscience qui se déploie naturellement (sans intervention de l’ego) quand les conditions sont réunies pour cela. Au mieux, on peut réunir les conditions propices à ce déploiement, à cette émergence, cette révélation, cet éveil spirituel...
Mais quand je médite, en quelque sorte une fois que j’y suis installé dans cette posture, dans cette attention alerte, dans cette non-action, dans cette disponibilité sans objet…, à ce moment là, “je” n’ai en effet plus tellement d’intention, l’ego est calmé parce qu’il est vu par la conscience que je suis. Cette conscience n’a pas d’intention spécifique, puisqu’elle est la totalité, l’unité qui voit la danse de la dualité sans en être affectée, car elle la contient…
JEUX DE CONSCIENCE
Quand on observe profondément en soi, on voit des jeux de conscience intéressants, notamment pour des coachs dont c’est le métier d’être des experts du fonctionnement interne.
Voici un exercice simple pour induire un état de conscience très légèrement modifié, très reposant et agréable, qui va vous recentrer et vous recharger si vous vous laissez prendre par la main pour jouer ce jeu de conscience quelques instants.
(Article écrit un jour de pluie, inspiration avant de se lever, regardant la pluie tomber par la fenêtre, depuis un lit bien chaud…)
Imaginez le visage d’une personne qui regarderait la pluie tomber de sa fenêtre. elle regarderait à la fois dans la rue, l’écran de pluie et les gouttes glisser sur la vitre